Pratiquer la montagne

 

Liberté implique responsabilité.
C'est pourquoi la plupart des hommes la redoutent

George Bernard Shaw

En montagne, chacun est responsable de sa sécurité
La pratique des activités sportives de montagne exige une connaissance du terrain. Elle requiert également la conscience de ses propres capacités et limitations, et implique l'acceptation d'un certain degré de risque.

Bureaux des guides
• Grenoble 04 76 69 48 00
• La Grave 04 76 79 90 21
• Briançon 04 92 21 08 83
• Chamonix 04 50 53 48 04

Autres numéros
• Office Haute Montagne Chamonix 04 50 53 22 08

Etat des routes
• Isère 04 76 70 76 70
• Savoie 04 79 71 73 73
• Hte Savoie 04 50 33 78 00
• Htes Alpes 04 92 40 35 00

Infos routes
Bison futé
DDE Isère
DDE Savoie
DDE Hautes Alpes

Les 10 commandements de la montagne :
1. Lire, marcher, grimper, apprendre le métier.
2. S'équiper comme il faut et former bonne équipe.
3. S'entraîner peu à peu, ne pas courir la poste.
4. Respecter la nature, le silence et les gens.
5. Laisser en paix les bêtes, et le refuge propre.
6. Ne pas vouloir monter plus haut que sa culotte.
7. S'engager sans compter sur l'hélico sauveur.
8. Descendre sans tarder si le temps se détraque.
9. Etre serviable. Aider les copains dans l’ennui.
10. Admirer. Retenir la leçon des montagnes.

La météo montagne

Sites web montagne

Les refuges

Carnet de courses

A propos d'avalanches

Le site Alpimages.net n'a pas pour ambition de décrire des topos. D'autres le font déjà, certains sont interactifs (voir liens). Il existe aussi de nombreux livres. Les indications qui sont parfois données dans ces pages sont très succinctes et partielles. Les conditions de praticabilité de la montagne évoluent en permanence, avec la température, le vent ou le brouillard. Il appartient à chaque pratiquant de les apprécier.

 

ar WebAnalytics

La haute montagne est un milieu naturel exceptionnel, propice à la photo. Toutefois, la beauté des lieux cache un environnement très hostile, qu'il est nécessaire de bien connaître pour s'y aventurer. Il faut être montagnard avant d'être photographe. En plus de la lumière et des lignes du paysage, il faudra souvent composer avec le froid, la fatigue, l'isolement, la peur, le vide, les chutes de pierres, le rayonnement ultra violet, le matériel (montagne et photo) toujours trop encombrant et lourd, la météo capricieuse et soudaine, le risque d'avalanche, le manque d'oxygène, l'obligation de tenir un horaire et le temps qui passe tellement vite ...

L'accès à la haute montagne appelle des connaissances minimales que vous acquèrrerez rapidement avec un guide de haute-montagne.

Les secours

Le 112 - C'est un numéro qui, partout en Europe, vous renverra automatiquement vers les services de secours les plus proches.
• Inconvénient : vous serez en contact avec un service de secours "généraliste" qui retransmettra votre appel vers une unité spécialisée. D'où une petite perte de temps et éventuellement une intervention moins précise.
• Avantages : outre le fait qu'il n'y ai qu'un seul numéro à connaître pour tout l'espace Européen, ce numéro vous sera accessible depuis votre portable en passant par un réseau autre que celui pour lequel vous payez un abonnement, ceci augmentant la couverture potentielle et donc l'accessibilité aux secours.
• Attention, le téléphone portable ne passe pas partout en montagne.

Gendarmerie de haute montagneLes unités spécialisées :
• Isère et Drôme : 04 76 22 22 22 (PGHM/CRS GRENOBLE)
• Savoie Maurienne : 04 79 05 11 88 (PGHM/CRS MODANE)
• Savoie Tarentaise : 04 79 08 29 30
• Haute Savoie : 04 50 53 16 89 (PGHM CHAMONIX)
• Hautes Alpes : 04 92 22 22 22 (PGHM/CRS BRIANCON)
• Alpes de Haute Provence : 04 92 81 07 60 (PGHM JAUSIERS)
• Alpes de Haute Provence : Base hélicoptère DIGNE LES BAINS 04 92 32 32 73
• Pour les autres massifs et autres infos sur les secours , voir le site de la FFME

Le PGHM des ALPES DE HAUTE PROVENCE de JAUSIERS dispose d'une adresse e-mail : . Vous pouvez adresser des courriers électroniques à cette adresse pour connaitre les conditions de la montagne dans le département ou pour tout autre renseignement.

En cas de survol par un hélicoptère, voici les signaux à connaître :

Nous avons besoin de secours (YES)

 

Tout va bien, nous n'avons pas besoin d'aide (NO)

 

Quelques règles de sécurité aux abords des hélicoptères

Attention l'article 54 de la loi 2002-276 sur la démocratie de proximité donne la possibilité aux maires de faire payer les secours.

Quelques conseils ...

L'alpinisme, la randonnée glaciaire, le ski de randonnée, la via ferrata font appel à des techniques bien précises dont l'exposé dépasse le cadre de ce site. Consultez les sites spécialisés tels que : la FFME pour toutes les pratiques de sports de montagne, Skitour pour le ski de randonnée.

Pratiquez ces activités au sein d'un club : CAF (liste) , FFME (liste) ou avec un guide si votre niveau ne vous permet pas d'être autonome.

Pour les raids d'une semaine, voir la liste complète du matériel

Voir les conseils de Nimp' Crew ... à ne pas suivre !

Voici quelques conseils succincts pour les randonneurs à pied :
• Consulter la météo (Portail téléphone Météo France : 3250) avant chaque départ, et ne pas hésiter à reporter une randonnée si les prévisions sont mauvaises
Préparer soigneusement son itinéraire, à l'aide d'une carte détaillée au 1/25000
Se lever tôt. L'ensoleillement peut rendre les conditions de neige dangereuses.
Choisir un itinéraire adapté à ses capacités physiques
Prévenir des proches, de l'itinéraire, de la date et de l'heure de retour prévus. Éviter de partir seul
Ne pas surestimer ses capacités. Commencer par des courses faciles
Prendre garde à ne pas avoir un sac trop chargé, mais ne pas oublier l'indipensable
Un sac à dos de 30 à 40 litres conviendra pour une sortie à la journée
Toujours emporter des vêtements chauds et une veste imperméable
Prendre des vivres de courses (barres céréales, fruits secs ...) et une gourde d'eau
Pour se protéger du soleil, une casquette, des lunettes, de la crème solaire écran total (les coups de soleil sont vite attrapés en altitude, même par ciel voilé)
Les chaussures : il est impératif de s'équiper d'une bonne paire de chaussures montantes à semelles crantées
Savoir faire demi tour, en cas de fatigue ou de mauvais temps. Ne pas attendre qu’il soit trop tard
Emporter un sifflet (très utile pour être localisé)
Ne pas s'abriter sous un arbre en cas d'orage
• Utiliser des bâtons téléscopiques fera économiser les genoux

Les couleurs du temps
• L'aube rose et le halo autour de la lune sont plutôt anonciateurs de mauvais de temps, alors qu'un crépuscule rougeoyant assure assez souvent un beau lendemain
• Lorsque les cirrus s'effilochent, il y aura probablement du vent. Quand apparait à l'horizon la grosse masse en forme d'enclume du cumulo-nimbus, immanquablement l'orage se prépare.

Que faire en cas d'orage
L'idéal, serait de faire demi-tour en temps voulu. Si toutefois vous êtes pris, vous serez d'avantage en sécurité si :
• Vous vous séparez de vos objets métalliques
• Vous vous coupez du sol par exemple en vous asseyant sur votre sac à dos
• Vous vous éloignez des arêtes, des pics, des arbres et des parois rocheuses
• Vous vous réfugiez dans une grotte suffisamment profonde (un simple surplomb ne suffit pas)

Voir compléments page FFME

Brochures à télécharger

• Ours dans les Pyrénées - Ministére de l'Ecologie
Les chiens de protection (Patous) - Ministére de l'Ecologie
Ascension du Mont Blanc - OHM de Chamonix
Le guide montagne - Météo France
Mémento sécurité en montagne - Jeunesse et sports
Les galliformes, poules et coqs de montagne - Parc des Ecrins
Respect de la montagne en hiver 1 - Parc des Ecrins
Respect de la montagne en hiver 2 - Parc des Ecrins

Médical

Le mal aigu des montagnes (MAM) - Il n'apparaît le plus souvent qu'à partir de 3500 m. Il est dû à un défaut d'oxygénation du cerveau consécutif à une mauvaise acclimatation. Il se manifeste par des maux de tête, des troubles digestifs (nausées, vomissements), une fatigue persistante au repos, une insomnie. Il régresse avec l'acclimatation et disparaît à la descente.
Les conséquences de ce mal peuvent aussi être très graves. Les signes sont : diminution du volume des urines, apparition d'oedèmes (gonflement) qui sont souvent localisés aux yeux, à la face, aux mains, aux chevilles.

L'oedème pulmonaire - A une altitude élevée (4 000m - 5 000m), un oedème Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA) peut survenir brutalement au cours des deux premières nuits. Le malade est pris de quinte de toux, crache, et s'essouffle avec une sensation d'etouffement. Bien souvent on note une fièvre à 38°5, ce qui évoque à tort un état infectieux pulmonaire. L'état peut rapidement s'aggraver avec l'apparition d'une cyanose des lèvres et des oreilles, et des crachats rouges (de sang) précédent le coma.

L'altitude - L'altitude se traduit par une baisse de la pression atmosphérique. Chez l'homme, l'altitude agit surtout sur l'organisme par la diminution de la pression partielle de l'oxygène dans l'air inspiré, par la diminution de l'air totale, par l'abaissement de la température, par l'action du rayonnement solaire. Il s'en suit une hyperventilation, c'est à dire une augmentation de la respiration, une tachycardie, augmentation de fréquence cardiaque, et une augmentation du nombre de globules rouges dans le sang (polyglobulie) pour réagir à l'hypoxie.

Le froid - La température chute à raison de 6,5 dégrés tous les 1 000 mètres. Le corps humain se refroidit d'autant plus vite s'il est en contact direct avec un solide froid (c'est le principal facteur de refroidissement), s'il est exposé au vent, s'il est en zone d'ombre avec un ciel très dégagé, si ses vêtements sont humides. Une personne immobilisée sur la neige ou un sol froid à la suite d'une chute ou d'un accident réunit toutes les conditions de refroidissement.

L'onglée - Sous l'action du froid, les doigts deviennent blancs, avec une sensation d'engourdissement, de "doigts morts". L'onglée s'installe sournoisement, sans douleur. La phase de réchauffement est très douloureuse, elle s'accompagne de nausées. Les doigts retrouvent progressivement une coloration qui passe du bleu au rouge.

La gelure - Elle s'installe d'une manière insidieuse à la suite d'une exposition de plusieurs heures à un froid vif (nettement inférieur à 0°C). La perte de sensibilité, l'aspect blanc des extrémités sont les seuls signes d'alarme. Encore faut-il enlever gants et chaussettes pour s'en rendre compte... Sur le visage, la gelure apparaît sous forme de taches blanches qui disparaissent rapidement en se couvrant d'un foulard ou d'une cagoule. L'étendue et la gravité de la gelure est impossible à évaluer avant le réchauffement. En montagne, celui-ci ne peut être entrepris que dans un lieu protégé, d'où l'évacuation pourra être organisée.

Les brûlures solaires - Les rayonnements solaires plus intenses en altitude provoquent des brûlures solaires qui nécessitent une protection de la peau et des yeux. Le traitement repose sur l'application de produits locaux (Biafine), et la prise d' antalgiques par voie buccale. L'herpès labial, "bouton de fièvre", peut être évité par l'application répétée de stick écran total d'indice de protection élevé. L'exposition chronique, c'est à dire, l'exposition répétée aux rayonnements solaires de haute altitude est la principale cause du vieillissement précoce de la peau et de l'apparition de cancers de la peau. Les écrans UV doivent couvrir le spectre UVA, si possible avec un fort indice PPD, qui traduit la persistance du pouvoir filtrant au delà de deux heures.

Vous trouverez un développement de ces sujets par JP Herry, medecin de l'ENSA sur le site alpinisme.com et sur le dossier médical de la FFME.

Voir également le site du Département de Médecine et Traumatologie de Montagne de l'Hôpital de Chamonix (DMTM)