Liberté implique
responsabilité.
C'est pourquoi la plupart des hommes la redoutent
George Bernard Shaw
En montagne, chacun est responsable de sa sécurité La pratique des activités sportives de montagne
exige une connaissance du terrain. Elle requiert également
la conscience de ses propres capacités et limitations, et
implique l'acceptation d'un certain degré de risque.
Les 10 commandements de la montagne :
1. Lire, marcher, grimper, apprendre le métier.
2. S'équiper comme il faut et former bonne équipe.
3. S'entraîner peu à peu, ne pas courir la poste.
4. Respecter la nature, le silence et les gens.
5. Laisser en paix les bêtes, et le refuge propre.
6. Ne pas vouloir monter plus haut que sa culotte.
7. S'engager sans compter sur l'hélico sauveur.
8. Descendre sans tarder si le temps se détraque.
9. Etre serviable. Aider les copains dans l’ennui.
10. Admirer. Retenir la leçon des montagnes.
Le site Alpimages.net n'a
pas pour ambition de décrire des topos. D'autres le font déjà, certains
sont interactifs (voir liens).
Il existe aussi de nombreux livres. Les indications qui sont parfois
données dans ces pages sont très succinctes et partielles. Les conditions
de praticabilité de la montagne évoluent en permanence, avec la
température, le vent ou le brouillard. Il appartient à chaque pratiquant
de les apprécier.
La haute montagne est un milieu naturel exceptionnel,
propice à la photo. Toutefois, la beauté des lieux cache un environnement
très hostile, qu'il est nécessaire de bien connaître pour s'y aventurer.
Il faut être montagnard avant d'être photographe. En plus de la
lumière et des lignes du paysage, il faudra souvent composer avec
le froid, la fatigue, l'isolement, la peur, le vide, les chutes
de pierres, le rayonnement ultra violet, le matériel (montagne et
photo) toujours trop encombrant et lourd, la météo capricieuse et
soudaine, le risque d'avalanche, le manque d'oxygène, l'obligation
de tenir un horaire et le temps qui passe tellement vite ...
L'accès à la haute montagne appelle des
connaissances minimales que vous acquèrrerez rapidement avec
un guide de haute-montagne.
Les secours
Le
112 - C'est un numéro qui, partout en Europe,
vous renverra automatiquement vers les services de secours les plus
proches.
• Inconvénient : vous serez en contact avec un service
de secours "généraliste" qui retransmettra
votre appel vers une unité spécialisée. D'où
une petite perte de temps et éventuellement une intervention
moins précise.
• Avantages : outre le fait qu'il n'y ai qu'un seul numéro
à connaître pour tout l'espace Européen, ce
numéro vous sera accessible depuis votre portable en passant
par un réseau autre que celui pour lequel vous payez un abonnement,
ceci augmentant la couverture potentielle et donc l'accessibilité
aux secours.
• Attention, le téléphone portable ne
passe pas partout en montagne.
Les
unités spécialisées : • Isère et Drôme : 04 76 22 22 22 (PGHM/CRS
GRENOBLE)
• Savoie Maurienne : 04 79 05 11 88 (PGHM/CRS MODANE)
• Savoie Tarentaise : 04 79 08 29 30
• Haute Savoie : 04 50 53 16 89 (PGHM CHAMONIX)
• Hautes Alpes : 04 92 22 22 22 (PGHM/CRS BRIANCON)
• Alpes de Haute Provence : 04 92 81 07 60 (PGHM JAUSIERS)
• Alpes de Haute Provence : Base hélicoptère
DIGNE LES BAINS 04 92 32 32 73
• Pour les autres massifs et autres infos sur les secours
, voir le site de la FFME
Le PGHM
des ALPES DE HAUTE PROVENCE de JAUSIERS dispose d'une adresse
e-mail :
. Vous pouvez adresser des courriers électroniques à
cette adresse pour connaitre les conditions de la montagne dans
le département ou pour tout autre renseignement.
En
cas de survol par un hélicoptère, voici les signaux
à connaître :
L'alpinisme,
la randonnée glaciaire, le ski de randonnée, la via
ferrata font appel à des techniques bien précises
dont l'exposé dépasse le cadre de ce site. Consultez
les sites spécialisés tels que : la FFME
pour toutes les pratiques de sports de montagne, Skitour
pour le ski de randonnée.
Pratiquez
ces activités au sein d'un club : CAF
(liste) , FFME
(liste) ou avec un guide si votre niveau ne vous permet pas
d'être autonome.
Voir
les conseils de Nimp'
Crew ... à ne pas suivre !
Voici
quelques conseils succincts pour les randonneurs à pied : • Consulter la météo
(Portail téléphone Météo France : 3250)
avant chaque départ, et ne pas hésiter à reporter
une randonnée si les prévisions sont mauvaises
• Préparer soigneusement son itinéraire,
à l'aide d'une carte détaillée au 1/25000
• Se lever tôt. L'ensoleillement peut
rendre les conditions de neige dangereuses.
• Choisir un itinéraire adapté
à ses capacités physiques
• Prévenir des proches, de l'itinéraire,
de la date et de l'heure de retour prévus. Éviter
de partir seul
• Ne pas surestimer ses capacités.
Commencer par des courses faciles
• Prendre garde à ne pas avoir un
sac trop chargé, mais ne pas oublier l'indipensable
• Un sac à dos de 30 à 40 litres
conviendra pour une sortie à la journée
• Toujours emporter des vêtements chauds
et une veste imperméable
• Prendre des vivres de courses (barres céréales,
fruits secs ...) et une gourde d'eau
• Pour se protéger du soleil, une
casquette, des lunettes, de la crème solaire écran
total (les coups de soleil sont vite attrapés en altitude,
même par ciel voilé)
• Les chaussures : il est impératif
de s'équiper d'une bonne paire de chaussures montantes à
semelles crantées
• Savoir faire demi tour, en cas de fatigue
ou de mauvais temps. Ne pas attendre qu’il soit trop tard
• Emporter un sifflet (très utile
pour être localisé)
• Ne pas s'abriter sous un arbre en cas
d'orage
• Utiliser des bâtons téléscopiques fera
économiser les genoux
Les
couleurs du temps • L'aube rose et le halo autour de la lune sont plutôt
anonciateurs de mauvais de temps, alors qu'un crépuscule
rougeoyant assure assez souvent un beau lendemain
• Lorsque les cirrus s'effilochent, il y aura probablement
du vent. Quand apparait à l'horizon la grosse masse en forme
d'enclume du cumulo-nimbus, immanquablement l'orage se prépare.
Que
faire en cas d'orage
L'idéal, serait de faire demi-tour en temps voulu. Si toutefois
vous êtes pris, vous serez d'avantage en sécurité
si :
• Vous vous séparez de vos objets métalliques
• Vous vous coupez du sol par exemple en vous asseyant sur
votre sac à dos
• Vous vous éloignez des arêtes, des pics, des
arbres et des parois rocheuses
• Vous vous réfugiez dans une grotte suffisamment
profonde (un simple surplomb ne suffit pas)
• Le mal aigu des montagnes (MAM)
- Il n'apparaît le plus souvent qu'à partir de 3500
m. Il est dû à un défaut d'oxygénation
du cerveau consécutif à une mauvaise acclimatation.
Il se manifeste par des maux de tête, des troubles digestifs
(nausées, vomissements), une fatigue persistante au repos,
une insomnie. Il régresse avec l'acclimatation et disparaît
à la descente.
Les conséquences de ce mal peuvent aussi être très
graves. Les signes sont : diminution du volume des urines, apparition
d'oedèmes (gonflement) qui sont souvent localisés
aux yeux, à la face, aux mains, aux chevilles.
• L'oedème pulmonaire
- A une altitude élevée (4 000m - 5 000m), un oedème
Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA) peut survenir brutalement au
cours des deux premières nuits. Le malade est pris de quinte
de toux, crache, et s'essouffle avec une sensation d'etouffement.
Bien souvent on note une fièvre à 38°5, ce qui
évoque à tort un état infectieux pulmonaire.
L'état peut rapidement s'aggraver avec l'apparition d'une
cyanose des lèvres et des oreilles, et des crachats rouges
(de sang) précédent le coma.
• L'altitude - L'altitude se
traduit par une baisse de la pression atmosphérique. Chez
l'homme, l'altitude agit surtout sur l'organisme par la diminution
de la pression partielle de l'oxygène dans l'air inspiré,
par la diminution de l'air totale, par l'abaissement de la température,
par l'action du rayonnement solaire. Il s'en suit une hyperventilation,
c'est à dire une augmentation de la respiration, une tachycardie,
augmentation de fréquence cardiaque, et une augmentation
du nombre de globules rouges dans le sang (polyglobulie) pour réagir
à l'hypoxie.
• Le froid - La température
chute à raison de 6,5 dégrés tous les 1 000
mètres. Le corps humain se refroidit d'autant plus vite s'il
est en contact direct avec un solide froid (c'est le principal facteur
de refroidissement), s'il est exposé au vent, s'il est en
zone d'ombre avec un ciel très dégagé, si ses
vêtements sont humides. Une personne immobilisée sur
la neige ou un sol froid à la suite d'une chute ou d'un accident
réunit toutes les conditions de refroidissement.
• L'onglée - Sous l'action
du froid, les doigts deviennent blancs, avec une sensation d'engourdissement,
de "doigts morts". L'onglée s'installe sournoisement,
sans douleur. La phase de réchauffement est très douloureuse,
elle s'accompagne de nausées. Les doigts retrouvent progressivement
une coloration qui passe du bleu au rouge.
• La gelure - Elle s'installe
d'une manière insidieuse à la suite d'une exposition
de plusieurs heures à un froid vif (nettement inférieur
à 0°C). La perte de sensibilité, l'aspect blanc
des extrémités sont les seuls signes d'alarme. Encore
faut-il enlever gants et chaussettes pour s'en rendre compte...
Sur le visage, la gelure apparaît sous forme de taches blanches
qui disparaissent rapidement en se couvrant d'un foulard ou d'une
cagoule. L'étendue et la gravité de la gelure est
impossible à évaluer avant le réchauffement.
En montagne, celui-ci ne peut être entrepris que dans un lieu
protégé, d'où l'évacuation pourra être
organisée.
• Les brûlures solaires
- Les rayonnements solaires plus intenses en altitude provoquent
des brûlures solaires qui nécessitent une protection
de la peau et des yeux. Le traitement repose sur l'application de
produits locaux (Biafine), et la prise d' antalgiques par voie buccale.
L'herpès labial, "bouton de fièvre", peut
être évité par l'application répétée
de stick écran total d'indice de protection élevé.
L'exposition chronique, c'est à dire, l'exposition répétée
aux rayonnements solaires de haute altitude est la principale cause
du vieillissement précoce de la peau et de l'apparition de
cancers de la peau. Les écrans UV doivent couvrir le spectre
UVA, si possible avec un fort indice PPD, qui traduit la persistance
du pouvoir filtrant au delà de deux heures.
Vous trouverez un développement de ces sujets
par JP Herry, medecin de l'ENSA sur le site alpinisme.com
et sur le dossier médical de la FFME.
Voir également le site du Département
de Médecine et Traumatologie de Montagne de l'Hôpital
de Chamonix (DMTM)